Revue associative et participative

une invitation à exprimer ta sensibilité, ta couleur, ton essence

J’ai grandi tout près de la mer à Marseille, j’étais une enfant joyeuse, remuante dotée d’une grande curiosité, empathique. A l’école je m’ennuyais profondément, tout y était trop figé, déjà, le monde de l’imaginaire, était mon refuge au grand désespoir de mes enseignants et mes parents.

 A 12 ans, la vie me pesait terriblement, j’ai dériver vers une phase d’autodestruction, de déconnecté avec la réalité, utilisant de nombreuses substances, plongeant dans un alcoolisme précoce.

J’écrivais et dessinais des choses sombres, reflets de mes peurs et démons intérieurs.

Lorsque arrivée en Corse, jeune maman de 22 ans,là où nous passions deux mois de vacances par an dans la ferme de mes grands-parents, la mer, le maquis, tout ce qui avait laissé une empreinte positive en moi durant mes jeunes années, m’a réparée, m’a rendu plus forte.

La certitude que ma mère m’avait donnée, que j’étais faite pour les arts m’a incitée à prendre un poste d’animatrice en arts plastiques dans un centre social,.puis en milieu scolaire, périscolaire, pénitentiaire et privé, j’animais des ateliers de travaux manuels, de peinture sur soie, de dessin, de poterie, peinture durant 25 ans…

Des problèmes de dos m’ont obligée à fermer mon atelier de poterie, je perdis le contact avec cette matière, le travail avec les doigts qui régalait mes sens.J’ai retrouvé ces sensations avec le velouté du pastel sec surfin matériau poudreux, très doux que je travaillais également aux doigts. J’ai pratiqué que cette technique, durant 8 ans.

La technique du glacis à l’huile que j’utilise aujourd’hui est celle que je préfère, le travail d’estompe, la subtilité des détails, la superposition de couches donnant des effets de profondeur, les jeux de clair obscur.donne vie et force à mes personnages. Peindre me de plonge dans des états de conscience modifiée durant des heures je ne vois pas passer le temps. C’est vital pour moi, j’ai besoin de coucher sur la toile toutes mes plus vives émotions.

Comme la nature, la peinture me remplit, me nourrit, me guérit, me renvoie à qui je suis. Dans ces moments où je suis corps et âme plongée dans la création, je me sens vivante, heureuse et libre.

Florence Santoni

Florence Santoni