Revue associative et participative

une invitation à exprimer ta sensibilité, ta couleur, ton essence

Je suis née en Espagne en 1971, de parents français qui rêvent d’évasion.

J’ai cinq ans quand on part en voilier, pour une période de cinq années.

Je me souviens des arcs-en-ciel de lumières sous l’eau, des grains de sables, des dunes dorées, des poissons miroitants. L’écume, les tempêtes, la pleine mer enchantent mon imagination.

Enfant, j’aime dessiner.

Sous l’eau tout est silence.

Quand je peins mon esprit s’apaise.

Je retrouve la magie des couleurs et des transparences.

À 10 ans, j’atterris à Paris. À 14 ans, à Saint-Denis (93). C’est gris.

La photo en noir et blanc m’aide à découvrir la ville et ses visages.

La Méditerranée est si loin, ça me donne le blues.

Adolescente, je découvre la terre.

J’aime sculpter des femmes qui donnent naissance.

À 19 ans, tous les samedis, je vais à un cours de peinture. Mes premières toiles sont bleu et sable. En noir et blanc aussi. Mon professeur me dit de passer le concours des Beaux-Arts, mais je ne le fais pas. Je veux être « ciné-astre » !

 

De 14 ans à 30 ans, j’alterne entre Paris, sa banlieue et les lumières de la Corse.

Je fais les saisons sur l’île de beauté.

J’admire les montagnes bleues comme des lavis.

Je dessine sur des sachets à viennoiseries et je peins Enlacé et Searching sur des sacs à pain en papier kraft.

 

À Saint-Denis, je fais des études de cinéma et réalise deux courts-métrages.

Je suis noctambule. Je me perds dans la nuit et dérive dans ma vie.

Le cinéma n’est pas ma voie.

Heureusement la peinture est là comme un fil doré et je suis bien entourée.

Au détour d’un livre, je découvre les peintures de guérison amérindiennes.

L’idée de pouvoir apporter du soulagement à travers l’art me redonne de l’élan. J’ai envie de contribuer.

 

À 25 ans, je pars sept mois en Tchéquie. Miroir, Graine, Larmes, Arbre Or naissent à Prague.

Retour en Corse. Je passe mon brevet d’animatrice en arts plastiques.

 

Entre 1999 et 2002, je pars en Inde et au Népal apprendre la méditation auprès de maîtres tibétains.

À 30 ans, j’entre en retraite de méditation de quatre ans, dans la tradition du bouddhisme tibétain, à Karma Ling, en Savoie.

Les crayons m’accompagnent.

Naissent de ces retraites Mudra, Envole, Joie…

 

À 36 ans je deviens maman. Je prends vraiment conscience de la nécessité de me libérer de mes conditionnements. Je découvre de nouvelles clés, comme le travail sur l’enfant intérieur, la communication consciente et bienveillante. C’est un énorme chantier qui me demande beaucoup de patience et de douceur.

Je suis une formation pour être médiatrice CNV (Communication NonViolente).

 

 

Je fais quelques expositions en Corse, puis en Ardèche où j’ai emménagé avec ma famille depuis huit ans.

J’ai le plaisir d’avoir des commandes.

Certains tableaux sont peints rapidement, des fois en quelques mouvements, d’autres prennent des années.

À travers l’art, j’ai envie d’inviter à la paix, à l’amour, à la contemplation, à l’éveil. La peinture me permet d’être en lien.

 

Depuis quelques mois j’ai la joie d’avoir un atelier. Je choisis de peindre sur toiles enchâssées. J’ai plus d’espace, je peux m’étaler, tout laisser sur place et travailler sur des séries, ce qui a toujours été mon souhait. Travailler sur plusieurs tableaux me permet de lâcher une toile quand l’inspiration n’y est plus et de passer à une autre. J’aime passer d’un univers à l’autre.

 

Pour la première fois j’envisage d’en faire mon occupation première.

J’ai envie d’essayer de nouvelles techniques et d’explorer de nouveaux thèmes. De nouveaux horizons.

Je suis heureuse de partager mes tableaux avec vous et je remercie Rêve de Femmes !

Je remercie tous les anges sur mon chemin, incarnés et subtils, humains, animaux et élémentaires.

D’ici et d’ailleurs.

Anaïs Le Coz

Anaïs Le Coz